Agenda de l' Environnement



 
 


ALIMENTATION

L'aspartame serait cancérigène

L'aspartame, utilisé pour donner une saveur sucrée à plus de 6 000 produits allégés dans le monde, s'est avéré être cancérigène chez le rat, selon une étude scientifique italienne. Cette étude, dont les résultats ont été rendus publics jeudi par un institut de Bologne (Italie), mais non encore publiée par une revue spécialisée, «soulève de nouvelles questions sur les liens potentiels entre l'exposition à l'aspartame et la survenue de cancers, même si elle confirme l'absence de liens entre aspartame et tumeurs du cerveau», a indiqué vendredi l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) dans un communiqué. «Ces résultats préliminaires doivent encore être confirmés», ajoute l'Afssa, avant que l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) procède «à une réévaluation des risques liés à l'aspartame», ajoute l'Afssa dans un communiqué.

La Fondation européenne d'oncologie et de sciences environnementales installée à Bologne a déclaré jeudi que les résultats de son étude conduite sur 1 800 rats démontraient pour la première fois que l'aspartame était cancérigène. Cet édulcorant est «capable de provoquer des lymphomes et des leucémies chez les rats femelles, y compris lorsqu'il est administré à des doses très proches de la dose journalière admissible pour l'homme», a ajouté dans un communiqué l'Institut dont les travaux doivent paraître dans la revue médicale European Journal of Oncology. Il appelle à «revoir rapidement la réglementation concernant l'usage de cet édulcorant de synthèse afin de mieux protéger la santé publique, en particulier celle des enfants».

L'Efsa a pour sa part jugé jeudi «inapproprié de suggérer des changements dans les régimes alimentaires des consommateurs concernant l'aspartame sur la base des informations actuellement disponibles», précisant qu'une évaluation commencerait «dès que l'ensemble des données aura été fourni» et qu'elle prendrait «vraisemblablement plusieurs mois».


Biopal

Biopal est un projet européen de recherche et de développement visant à incorporer des algues dans la fabrication du plastique. Le constructeur Fiat est partenaire du projet avec comme ambition de réaliser, d'ici un an, un prototype de voiture en bioplastique. La capacité des algues à piéger les métaux lourds pourrait également être utilisée dans la fabrication de résines pour filtrer les eaux usées, et les applications en agriculture sont d'ores et déjà explorées. Un travail conduit avec 9 partenaires dans 5 pays : France, Allemagne, Italie, Grèce et Belgique. (Source: AFP Agence France - Presse )

Plante médicinale

L'étude réalisée au sujet de la plante baptisée "Artemisia Annua" revêt aujourd'hui la plus haute importance pour fermiers kenyans et tanzaniens. En effet, cette plante contient une substance capable de guérir la malaria. Du fait de la diminution drastique de la production chinoise, OMS place tous ses espoirs dans l'introduction de cette plante en Afrique. L'OMS a déjà annoncé qu'en 2005, elle ne disposerait que 30 millions de doses, alors que les besoins actuels sont doubles... L'objectif de ce projet est de diminuer de moitié les décés anneuels dus à la malaria d'ici 2010. De plus, la culture de cette plante antipaludéenne sera une source de revenus supplémentaires pour les fermiers africains. (Source : OMS) http://www.who.int/fr/

Info: Artemisia Annua http://perso.wanadoo.fr/pollens/lestroisa/artannua.htm

Fiche technique de culture : http://www.secaar.org/fiches

ÉPIDÉMIES Elle a tué 60 000 Africains dans les années 90
Un antibiotique efficace et peu cher contre la méningite en Afrique

Une équipe de chercheurs français vient de faire aujourd'hui la preuve de l'efficacité d'un nouveau traitement antibiotique, à base de ceftriaxone contre les méningites à méningocoques qui font des ravages en Afrique subsaharienne. Un traitement aussi efficace et moins onéreux que le chloramphénicol, un antibiotique plus ancien, un temps menacé de ne plus être fabriqué, pour le traitement de ces méningites.


On connaît la gravité de ces épidémies à méningocoque en Afrique subsaharienne qui sévissent entre décembre et avril chaque année dans la «ceinture de la méningite», du Sénégal à l'Ethiopie en passant par le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Tchad, le Soudan. Dans les années 90, ces méningites ont frappé plus de 600 000 personnes, surtout des enfants et des adultes jeunes, provoqué la mort de 60 000 individus et causé de lourdes séquelles à plus de 100 000 (entre 60 000 et 120 000) autres. La bactérie qui se niche dans la gorge se transmet par voie aérienne.


«Nous avons décidé de lancer cette étude en 2002, dans un contexte dramatique pour ces pays alors que la dernière firme à fabriquer du chloramphénicol menaçait d'interrompre sa production», explique l'auteur de cet article, le docteur Philippe Jean Guérin, d'Epicentre, un institut de recherches lié à Médecins sans frontières. Depuis, le chloramphénicol, sous forme générique, est fabriqué en Inde. «L'originalité de cette étude, la première à notre connaissance, poursuit le docteur Guérin, c'est d'avoir été réalisée non pas lors d'un essai clinique classique, mais en période d'épidémie.»


Cinq cents personnes porteuses de symptômes évoquant une méningite ont été traitées soit avec du chloramphénicol huileux à raison d'une seule injection intramusculaire, soit avec du ceftriaxone, là aussi en intramusculaire. Avec au final des résultats équivalents, et ce pour un coût moindre : 4 à 6 dollars pour le premier contre 2 à 3 dollars pour le second. Une différence à prendre en compte dans un contexte de pays en voie de développement, aux ressources limitées et qui ne peuvent pas se permettre d'hospitaliser leurs malades, même en période d'épidémie.


Certes, lorsque les premiers cas se déclarent et que l'épidémie menace, on vaccine les populations les plus exposées pour prévenir son extension. Mais un tel vaccin ne protège pas à vie, mais simplement pour une période de deux à trois ans. Pour traiter les cas déjà déclarés, il faut disposer d'antibiotiques simples et faciles à utiliser. Et au moindre coût. «Le seul problème avec le ceftriaxone ( une céphalosporine de troisième génération ), c'est le risque de faciliter l'émergence de résistances» de la bactérie, pointe le docteur Guérin. «Son utilisation sur une large échelle doit donc être laissée à la discussion des partenaires de santé, nationaux et internationaux.»


Edition Internet du Lancet du 5 juillet.

 

 

 

 

 

 


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